Au domaine, nos choix ne sont pas dictés par les modes ni par les labels. Ils sont le fruit du temps, de l’observation, et d’une conviction simple : nous travaillons avec du vivant, et cela mérite du respect, de la cohérence, et de la sincérité.

Une viticulture choisie, pas affichée
Dès le début des années 1990, nous avons commencé à repenser notre manière de cultiver la vigne. À une époque où le sol devait être “propre”, nous avons fait le choix de laisser l’herbe pousser naturellement entre les rangs. Ce geste, qui peut paraître anodin, portait déjà en lui une vision différente : laisser de la place à la biodiversité, au rythme naturel de la plante, et à l’expression du terroir.
En 2019, nous avons franchi une nouvelle étape : l’abandon total des herbicides chimiques.
Puis en 2024, c’est l’ensemble des molécules de synthèse que nous avons écarté de nos pratiques viticoles, convaincus qu’il est possible de faire autrement, même dans un contexte climatique et sanitaire exigeant.
Ces décisions, nous les prenons sans chercher à adhérer à un label.
Non pas par rejet, mais parce que notre engagement n’a pas besoin d’être validé par une certification. Nous cultivons la vigne avec exigence et plaisir, non pour cocher des cases ou pour obtenir une reconnaissance extérieure.
Expérimenter, apprendre, ajuster
Depuis 2024, nous avons initié des essais en homéopathie, appliqués à certaines parcelles.
En 2025, nous avons structuré ces recherches autour d’une parcelle entièrement dédiée à l’expérimentation, afin de mieux observer, comprendre et évaluer l’impact de ces pratiques sur la vigne et son environnement.
Nous ne cherchons pas à imposer des dogmes : nous testons, nous écoutons, nous apprenons. Cette ouverture fait partie intégrante de notre manière d’être vignerons.

Une viticulture vivante et libre
Nous avons choisi de ne pas travailler les sols, de favoriser l’enherbement naturel, de préserver la vie microbienne et l’équilibre biologique des parcelles.
Nous préférons l’accompagnement à l’intervention, la régularité au contrôle, et l’humilité à la performance.
Faire du vin, pour nous, c’est chercher l’équilibre entre exigence et liberté, entre héritage et expérimentation, entre la main du vigneron et la force du vivant.




Et demain ?
Nous poursuivons notre chemin vers une viticulture plus vivante, plus sensible, plus libre.
Notre objectif : généraliser l’homéopathie pour réduire, voire supprimer totalement l’usage du cuivre.
Chaque essai est noté avec précision : météo, ressentis, observations… un carnet où science et intuition se rencontrent.
Nous voulons aussi renforcer la biodiversité : tontes raisonnées, plantes compagnes (hysope, valériane…), équilibre des sols et des insectes.
Notre rêve ?
Un vignoble où la vigne, la nature et l’homme ne font plus qu’un.
